1 - La parcelle
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Reconnu pour sa capacité à valoriser les sols moyens, le tournesol est
d’abord une culture des bonnes terres, peu exigeante si ce n’est dans la
rigueur du suivi cultural ; le cycle est très court, en 3 mois tout est joué.
Pour le choix de la parcelle :
Respecter la rotation en oléagineux, retour minimum 1 année sur 3
Avoir une bonne structure de sol pour favoriser l’enracinement.
Le pivot peut descendre à 3m de profondeur en situations favorables.
Le tournesol développe également un abondant chevelu racinaire
dans l’horizon 0-40 cm.
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2 - Le semis
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Semer tôt, c’est plus de quintaux
Le Tournesol se sème tôt, dès que le sol est suffisamment ressuyé et réchauffé.
Les semis précoces obtiennent les meilleures performances : la floraison est
décalée vers une période où les stress hydriques sont moins importants.
| Date de semis |
| | Mars | Avril | Mai |
| | 3e décade | 1ère décade | 2e décade | 3e décade | 1ère décade | 2e décade | 3e décade |
| Rendement (q/ha) | 28,4 | 28,8 | 28,5 | 28,1 | 25,4 | 20,4 | 17,6 |
Source : étude en production MAÏSADOUR Semences 2006-2008 |
Pour choisir la variété de tournesol la mieux adaptée à vos conditions de culture : consultez la gamme tournesol
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3 - Les réglages
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Optimiser votre écartement
L’optimum est à 45 cm, mais peu pratiqué pour des raisons de commodité.
Un écartement de 60 cm est un bon compromis.
Éviter un écartement de 80 cm car le rendement est affecté : couverture
insuffisante du sol qui favorise le développement des adventices.
Viser le bon peuplement
Le peuplement optimum varie entre 60 000 et 75 000 plantes/ha, selon le type de
sol, la date de semis et la variété. Pour viser un bon peuplement, il faut respecter
quelques règles :
- limiter la densité dans les situations humifères ou séchantes
et en cas de semis tardifs ;
- semer 5 à 10 % au dessus de l’objectif recherché en plantes/ha ;
- semer lentement (6 km/h) en vérifiant le sélecteur de chaque élément
semeur.
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4 - Le désherbage classique
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Le désherbage est un point clé de l’itinéraire cultural. Une présence forte de mauvaises herbes entraîne
une compétition sur l’eau ce qui peut pénaliser le rendement (de 10 à 20 % suivant la situation).
Désherbage chimique
Un programme de désherbage doit être adapté aux adventices dominantes. Dans la plupart
des cas, les programmes de désherbage associent un produit à spectre antigraminées avec
un produit à spectre antidicotylédones. Ci-contre quelques exemples de programmes qui
indiquent l’efficacité sur des flores classiques et envahissantes.
Désherbage mécanique
Le binage, tout en décompactant les sols battus, est un complément utile du désherbage
chimique. La synergie entre désherbage chimique et mécanique augmentent le rendement
en moyenne de 9 %. On peut intervenir, selon la hauteur de la culture, jusqu’au stade 4-5
paires de feuilles. |
5 - L'innovation Clearfield®
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La technologie CLEARFIELD®, une solution unique de post-levée
Pour la première fois en France, les agriculteurs pourront désherber le tournesol en
post-levée.
| Plus d’efficacité |
Plus de simplicité |
Plus de sécurité |
Un spectre d’action graminées et dicotylédones
pour contrôler :
- Adventices traditionnelles (panic, sétaire,
amarante, chénopode, renouées)
- Adventices difficiles (morelle, ambroisie,
datura, xanthium, ammi majus)
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- La perspective unique de
désherbage en un passage
en post-levée
- Des programmes adaptés
à chaque situation
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- Le traitement de post-levée
intervient au moment où les
adventices sont sensibles
- Efficacité maintenue même en
conditions sèches
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6 - L’azote : viser la dose juste
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La Fumure
L’azote, un élément indispensable qu’il faut bien raisonner.
Les conséquences d’un excès d’azote
- Exubérance de la végétation
- Développement des maladies (sclérotinia, phomopsis)
- La maturité est retardée
Les conséquences d’un déficit en azote
- Perte de rendement par une réduction d’akènes par capitule et d’une baisse de
l’activité photosynthétique
Quelques repères
| Types de sols | Objectif de rendement |
| | 25 q/ha | 35 q/ha |
| Sol superficiel pauvre en matière organique | 40 à 80 u | Plus de 80 u |
| Sols argilo-calcaire, moyennement fertile | Moins de 40 u | De 40 à 80 u |
| Sols fertiles riches en matières organiques | 0 | Moins de 40 u |
Surfertiliser de 50 unités c’est perdre 50 €/ha
Sous fertiliser, c’est perdre 4 à 6 q/ha |
7 - P et K : quelques conseils
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Fertilisation P et K
Pour un objectif de rendement de 30 q/ha, le tournesol exige peu de phosphore (40 u) et moyennement de potasse
(40 à 60 unités). La gestion de ces éléments minéraux se base sur l’analyse de terre pluri-annuelle.
Quelques repères
| Fertilisation potassique |
Fertilisation phosphatée |
- Sols pauvre (redressement) : 80 unités si apport tous les ans
- Sols pourvu normalement :
50 unités si apport tous les ans
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- Sols pauvre (redressement) :
80 unités si apport tous les ans
- Sols pourvu normalement : 40 unités si apport tous les ans
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8 - Le bore : un élément à ne pas négliger
Les symptômes d’une
carence
en bore
s’exprime
sur les feuilles
par un
gaufrage puis
une décoloration
et
une grillure
de la base
du limbe (zone
intermédiaire).
(Source CETIOM)
Le tournesol absorbe plus de 400 g/ha de Bore dont 80 % entre les stades « 5 paires de feuilles » et « Bouton floral » Une
carence peut pénaliser fortement le rendement et la teneur en huile des graines de tournesol (-5 à 7 points).
Les principaux facteurs de risques de carences sont :
- Parcelle en rotation courte
- Les chocs thermiques (plus de 30° C),
- Sols légers du stade 10 feuilles au début floraison
- Sols sableux ou très calcaire
- Des conditions très sèches du stade 10 feuilles au début floraison
Dans ces situations, réaliser un apport de bore en préventif au sol ou en fertilisation foliaire. Il est inutile d’intervenir
après l’apparition des symptômes. Pour évaluer le risque, l’analyse de terre reste la solution la plus sûre. Le seuil de
carence est évalué à 0,3 ppm en sols acides et de 0,8 ppm en sols calcaires.
| Apport |
Stade |
Forme | Dose de Bore |
| Au sol | Avant le semis, incorporé ou pas, comme un herbicide | - Solide, incorporé à la fumure classique
- Liquide
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1,2 kg/ha |
| En application foliaire | Entre les stades 10 feuilles et limite passage tracteur |
Liquide : apporter au moins 200 l/ha de bouillie | 300 à 500 g/ha |
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9 - L’irrigation : 30 à 100 mm d’eau suffisent
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Le tournesol est une des cultures de printemps qui s’adapte le mieux aux conditions
sèches. Son système racinaire lui permet d’extraire mieux que d’autres l’eau du sol.
Du début floraison à la fi n du remplissage de la graine, le tournesol consomme en moyenne
230 mm d’eau pour un rendement de 30 q. Durant cette période, l’eau d’irrigation est bien
valorisée : sur des sols légers, 2 apports d’eau de 35 à 40 mm peuvent apporter 8 à 10 q/
ha de plus et 2 points d’huiles.
Quelques règles à respecter :
- Assurer l’apport d’eau juste avant la floraison (1er facteur de rendement).
Un apport trop précoce risque de développer la végétation de façon exubérante.
- Éviter d’arroser sur la fleur surtout si le temps est humide : l’irrigation risque
de favoriser le développement du sclérotinia du capitule
- Arrêter l’irrigation quand le dos du capitule vire du vert au jaune citron
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10 - La récolte : ni trop tard, ni trop sec
Stade optimal de récolte
(9 - 11 %)
N’attendez pas que la partie la plus tardive de la parcelle arrive à maturité idéale.
Il faut trouver le point moyen de récolte.
Récolter trop tard présente des risques :
- D’égrenage (oiseau, vent), de maladies et pourritures
(botrytis) en fin de cycle avec le retour des pluies
- De chutes de rendement sur le champ, au battage
(grain trop sec = grain trop léger)
- De détériorations de la qualité (acidité de l’huile)
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Le bon stade de récolte est entre 9 et 11 % d’humidité des grains.
- La plante ne doit pas être complètement desséchée
- Les feuilles supérieures sont encore jaunes
- Les capitules virent au jaune-brun et ne sont pas « grillés »,
quelques tiges sont encore vertes.
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