Au champ, l'attaque d'un maïs par une souche de Fusarium toxinogène est une condition nécessaire mais insuffisante pour induire une production de mycotoxines. La production de mycotoxines est le résultat de l'interaction de nombreux facteurs.
En complément des programmes visant à créer des hybrides tolérants aux Fusarium, Maïsadour Semences a mené, entre 2001 et 2005, une enquête en conditions réelles (parcelles d'agriculteurs) sur les facteurs influençant le développement de la fusariose et la production de toxines de Fusarium.
Les nombreuses références acquises ainsi que leur analyse précise permettent d'établir des recommandations pratiques pour réduire le risque fusarium et mycotoxines au champ.
Chaque année, le réseau de l'étude "traçabilité" était constitué de plus de 350 parcelles d'agriculteurs soigneusement choisies de façon à représenter une grande diversité de situations :
Les références de la parcelle et les principales composantes de l'itinéraire technique (date de semis, date de récolte, précédent, travail du sol, broyage des résidus, hybrides semés, irrigation...) sont récupérés sous forme d'une fiche remplie par l'agriculteur.
Au moment de la récolte, l'agriculteur assisté du technicien effectue également une notation sur l'état de la culture : attaque pyrale et sésamie, notation visuelle de l'état sanitaire de l'épi (VE), verse ...
Sur chaque parcelle, un échantillon représentatif de la parcelle (environ 10Kg) est prélevé et analysé systématiquement pour la mesure du taux d'infection des grains (états sanitaires). En fonction du résultat de ces analyses, un certain nombre d'échantillons sont ensuite dosés pour les toxines de Fusarium.

Organisation des programmes de recherche
Les programmes s'organisent autour des critères régulant l'état sanitaire au champ
RAPPEL
Quels champignons sont susceptibles de synthétiser des mycotoxines dans les grains de maïs, quelles sont ces toxines ? Ces questions sont sans réponse ? Consultez la rubrique introductive :