Lexique technique | ||||
Appétence d'un fourrage
Certaines variétés soient plus appétentes que d'autres. Carte des sommes de températuresA partir de la connaissance de la somme des températures nécessaire pour atteindre la floraison, on détermine les zones de culture de chaque variété. Voir aussi somme des températures. Charbon commun (dit aussi charbon couvert)
Mode d'action. Les spores sont véhiculées par l'air ou les éclaboussures d'eau par temps très sec et sous des températures comprises entre 26 et 34°C. La pénétration s'effectue par les stomates, blessures ou directement à travers la paroi cellulaire. Les cellules sont ensuite collonisées autour. L'intervalle de temps entre la contamination et la formation de la tumeur varie de une à plusieurs semaines. Les spores atteignent l'épi par l'intermédiaire des soies. Symptômes. On observe des tumeurs recouvertes d'une
membrane blanche argentée. Ces tumeurs peuvent atteindre 15 cm de diamètre
et correspondent à des masses poudreuses de spores noires. Moyens de lutte. La lutte est principalement génétique ce qui signifie que le choix variétal est le meilleur moyen de lutte. Il est indispensable d'aviter les agressions mécaniques sur les plantes et veiller à garder une fertilisation équilibrée du sol. En cas d'infection, retirer les parties infectées et les brûler avant qu'elles ne libèrent les spores. Charbon nu (ou charbon des inflorescences)
Mode d'action. Une attaque de charbon nu se produit
lorsque la température du sol est élevée (optimum de 25°C) et si la plante
est en stress hydrique. La plante stressée développe mal son système racinaire
et s'affaiblit. Le stade 3 feuilles est le stade le plus sensible. S. reilana
se développe de façon systématique et s'installe sur les bourgeons floraux. Colza "00"
Coopérative
Le bureau (émanation opérationnelle du CA) définit les positions économiques et stratégiques de la Coopérative. Grâce à ce type d'organisation, des agriculteurs sont véritablement au service d'autres agriculteurs. Digestibilité de la Matière Organique (dMO)
La digestibilité est un critère de qualité fondamental en production fourragère. En France, où le maïs fourrage représente plus de la moitié des surfaces cultivées en maïs, la digestibilité est l'objet de nombreux travaux de recherche et de sélection par les semenciers. Après plusieurs années de travail, la profession s'est accordée sur l'utilisation d'une formule pour mesure cette digestibilité. Dénommée M4, cette formule est utilisée aujourd'hui dans les programmes de sélection, et mesurée lors de l'inscription des variétés. Remarque : en Belgique, La valeur UFL = valeur VEM. Ensilage
L'utilisation du maïs comme fourrage est récente (fin du XXème s.) même si
Parmentier en fait état dès 1785. Elle est liée à la sélection de variétés
à la fois précoces (ce qui rend la culture possible dans les zones d'élevage
du nord) et productives. Faculté GerminativeLa faculté germinative représente le pourcentage de graines qui germent en conditions optimales dans un temps donné. Elle est déterminée pour chaque lot de semences dans un laboratoire agrée par le SOC (Service Officiel de Contrôle dépendant du Ministère de l'Agriculture). Le laboratoire de contrôle qualité de Maïsadour Semences est agréé par le SOC et peut donc certifier officiellement des lots de semences. La mesure de la faculté germinative est le seul test officiel, normalisé et obligatoire (le minimum imposé est de 90% dans le cas du maïs 90% et 85% dans le cas de semences de tournesol). Maïsadour Semences à développé depuis plusieurs années le "cold-test" pour mesurer la vigueur germinative en conditions stressantes (test au froid). Homozygote
Hybrides et effet hétérosis
Image : source GNIS Indice Ensilage ou Grain
Indice Qualité TotaleUne information complète pour choisir ses hybrides
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Depuis 1995 les critères de valorisation du maïs fourrage (valeur énergétique et alimentaire) sont de plus en plus au cur du choix variétal. Pour la première fois en 2000, un critère de valeur alimentaire (UFL) sera mesuré sur les variétés de maïs fourrage inscrites au catalogue français.
A partir des données pluri-annuelles du réseau recherche et développement de Maïsadour Semences chaque variété est indexée sur ces 10 critères en pourcentage de deux témoins majeurs du marché. La moyenne de ces dix index est l'Indice Qualité Totale. Dimportant travaux de recherche sont en cours sur certains de ces critères notamment lindice DINAG et lappétence. Ce seront à lévidence les grands sujets de demain. Ils figurent déjà dans lIndice Qualité Totale. |
5 critères agronomiques
+ 5 critères de qualité alimentaire
Moyenne dix index = Indice Qualité Totale Voir aussi : valeur alimentaire |
Théoriquement c'est le moment où le grain ou le fourrage est mûr.
La maturité du fourrage se mesure en % de Matière Sèche. L'optimum
de récolte se situe entre 29% et 35% de matière sèche. En dehors de cette
fourchette, on rencontre des problèmes de conservation. L'aliment sera mal
valorisé par le troupeau (quantité ingérée faible).
La maturité du grain se mesure en % d'humidité. On cherche à récolter
le plus sec possible. Dans, le nord, on récolte à 32 ou 36% d'humidité. Dans
le sud, on peut descendre à 25% certaines années.
Pour définir la précocité d'une variété, on défini une maturité théorique
: 32% d'humidité (groupes 1/2 précoces, 1/2 tardifs, tardifs et très tardifs)
et 35% (groupes très précoces et précoces).
Le grain de maïs blanc possède un amidon très blanc utilisé par de nombreux industriels. En agro-alimentaire, il permet de fabriquer la semoule blanche entrant dans la composition de la polenta. Mélangé à de la farine de blé, il est utilisé au Portugal pour fabriquer des pains de maïs blancs. En industrie pharmaceutique on l'utilise pour réaliser des enrobages. En alimentation animale enfin, on obtient des volailles à la peau blanche (le poulet de Bresse en est un exemple) ou des palmipèdes gras dont le foie est blanc.
Voir
aussi notre dossier consacré au maïs blanc
Le maïs vitreux rouge possède un grain très dur permettant plusieurs valorisations en agro-alimentaire. Les deux tiers de la production sont destinés à la fabrication des grits de brasserie. Les grains sont finement broyés pour former une semoule de granulométrie précise (diamètres des grains de semoule compris entre 0,75 et 2,3 mm) utilisée dans la fabrication de la bière. Une autre partie de la production donne les hominys, semoule dont la granulométrie varie entre 3 et 6 mm et entrant dans la composition des flocons de céréales (éclatement à chaud). En Italie, la pigmentation des maïs vitreux rouges permet de colorer la viande pour la fabrication du jambon de Parme. Enfin, c'est un colorant naturel des jaunes d'oeuf et des poulets jaunes.
Voir
aussi notre dossier consacré à la semoulerie
Les maïs Waxy sont des maïs dont l'amidon est uniquement composé d'amylopectine. Un maïs standard contient 70 à 75% d'amylopectine et 25 à 30% d'amylose. C'est un caractère très recherché par les amidonniers pour une utilisation dans l'industrie agroalimentaire : sauces, potages, desserts lactés, plats cuisinés. Il permet d'obtenir un amidon très visqueux à chaud, garde une texture souple et ne forme pas de gel pendant le stockage au froid.
D'un point de vue génétique, le caractère waxy est lié à un gène (le
gène waxy) présent à l'état naturel dans certaines populations de maïs. C'est
un caractère récessif. Pour obtenir un maïs waxy, il faut donc croiser deux
parents comportant le gène waxy. Le gène a été introduit dans le génome de
chaque parent par rétro croisement (les parents ne sont donc pas des organismes
génétiquement modifiés).
La production de maïs waxy nécessite donc quelques précautions. En
effet, si le maïs waxy est pollinisé par un maïs standard, les grains seront
normaux. On peut procéder de deux façons : (1) isoler le champ d'une parcelle
de maïs standard (distance supérieure à 100m); ou (2) détourer le champ avant
la récolte. On considère dans ce cas que seules les plantes situées en bordures
du champ ont pu être contaminées par du pollen standard. Les grains "non
waxy" sont détectés grâce à une solution iodée qui colore les grains
contenant de l'amylose.
La production est uniquement contractuelle. L'amidonnier passe un contrat avec l'organisme stockeur.
Voir
aussi notre dossier consacré au maïs waxy
Le PMG représente tout simplement le poids de 1000 grains à un pourcentage d'humidité connu. C'est un moyen de distinguer les variétés à gros grain (PMG élevé) de celles à grain plus petits (PMG faible).
C'est une expression de la durée du cycle de développement d'une plante de maïs : entre le semis (effectué au printemps) et la récolte à matûrité (à l'automne). Une variété très précoce a un cycle court par opposition à une variété tardive dont le cycle est long. Les variétés sont ainsi réparties entre 6 groupes : très précoces, précoces, 1/2 précoces, 1/2 tardifs, tardifs et très tardifs correspondant respectivement aux groupes A, B, C, D, E1 et E2. Pour chaque variété, la durée du cycle est essentiellement déterminée par les besoins en unité de chaleur de la plante (somme des températures). Plus la variété est précoce et moins elle a besoin d'unités de chaleur pour atteindre la maturité. Le potentiel d'unités de chaleur est plus faible dans le nord. On y cultive donc des variétés précoces. Les variétés plus tardives (à cycle long) sont cultivées dans les régions du sud. Si on cultive une variété très tardive en Normandie, elle n'atteindra jamais la maturité. Par contre, il arrive que les semis soient retardés dans les régions du sud. Dans ce cas, on peut avoir recours à une variété plus précoce que celle prévue à l'origine.
La quantité de fourrage ingérée par le troupeau dépend de l'appétence.
Les paramètres important à prendre en compte sont : la variété, le taux de
matière sèche, la finesse de hachage, l'état de conservation dans le silo.
Ils agissent tous sur la quantité ingérée mais aucun d'entre eux ne peut permettre
d'en prévoir la valeur.
Il faut distinguer la résistance de la tolérance bien que les deux termes soient abusivement utilisés sans distinction dans le milieu professionnel du maïs.
La tolérance est l'aptitude d'une variété à supporter
le développement d'un ravageur ou d'un agent pathogène sans que les désordres
occasionnés compromettent sa croissance ou sa production. La tolérance s'applique
pour la verse, le froid, la sécheresse, la pyrale).
Dans le cas d'une résistance, la variété se protège en réagissant contre ce qui la détruit (parasite, maladie,...). L'origine de la résistance est généralement génétique. La résistance à l'helminthosporiose par exemple (champignon, voir photo ci-contre) est liée à la présence d'un gène de résistance. Les gènes de résistance peuvent être soit présents à l'état naturel dans certaines variétés de maïs et introduits dans un hybride par rétro-croisement, soit présents dans d'autres espèces et introduits dans un hybride de maïs par transfert de gène (cas de la pyrale du maïs qui est un papillon ravageur).
Le rétro-croisement (ou back-cross) est une des techniques de base de l'amélioration des plantes. Elle est utilisée pour introduire un gène qui code pour un caractère intéressant (la résistance à une maladie par exemple) dans le génome d'une variété existante.
Le calcul des sommes de températures reçues par la plante depuis le semis
est utilisé dans la prévision des différents stades de développement : levée,
formation des organes végétatifs puis reproducteurs (floraison), maturité.
On calcule la température journalière en base 6 en faisant soustrayant 6 à
la moyenne de la température maximale journalière (plafonnée à 30°) et de
la température minimale journalière. Sur le graphique de gauche, on distingue
bien la variété la plus précoce qui ne nécessite que 820°C base 6 pour atteindre
la floraison, de la variété la plus tardive dont les besoins en unité de chaleur
sont bien supérieurs (1120° C base 6).
C'est actuellement la plus performante des méthodes de prédiction pour mesurer la digestibilité de la matière organique qui permet d'apprécier la valeur énergétique d'un fourrage. Lorsqu'on soumet un ensemble de molécules à un rayonnement lumineux infrarouge (longueurs d'ondes comprises entre 780 et 2500 nm), une partie du rayonnement est absorbé, une autre réfléchie. Les longueurs d'ondes absorbées sont spécifiques à chaque constituant et le degré d'absorption proportionnel à sa concentration. Le spectromètre indique ainsi le spectre réfléchi et permet d'en déduire le spectre d'absorption. C'est une méthode de mesure indirecte (source : Semences et Progrès). Le spectre d'absorption permet de caractériser un produit exactement comme une empreinte digitale permet d'identifier un criminel par comparaison de "l'empreinte" observée avec une banque de donnée.
Expression anglais qui signifie "reste vert". Ce caractère entre dans l'appréciation
de la valeur agronomique d'un fourrage et
a des conséquences indirectes sur sa valeur
alimentaire.
En effet, si la plante reste verte alors que le grain mûrit, on risque moins
de récolter un fourrage trop sec. Celui-ci se tasse mieux dans le silo, se
conserve mieux et il est mieux apprécié par le troupeau (appétence supérieure
lié à la bonne conservatio et à l'aspect visuel plus vert).
Il existe trois textures différentes : denté, corné et corné-denté.
Denté : grain long et assez plat présentant une dépression au sommet
et une part importante d'amidon tendre (ex : Mas 46.A ).
Corné : grain lisse, brillant, de forme arrondie constitué d'amidon
dur et vitreux.
Corné denté : combinaison génétique des deux types précédents aboutissant
à un grain aux caractéristiques intermédiaires. La variabilité étant importante
entre les pôles corné et denté on parle même de "corné corné-denté"
ou de "corné-denté
denté".
D'une manière générale, le caractère denté correspond à des variétés à floraison
relativement tardives (à cycle long) et à très gros potentiel. Le caractère
corné apporte la possibilité de cultiver du maïs dans des zones moins favorables
thermiquement (précocité de floraison). Par contre, il n'apporte pas la productivité.
La combinaison de ces deux caractères crée des variétés à précocité de floraison
et potentiels intermédiaires.
Influence de la texture du grain sur la dessiccation. Le grain denté
a une dessiccation régulière, que l'année soit chaude ou froide. A l'inverse,
le grain corné a une dessiccation très rapide en année chaude et très lente
en année froide.
Les semences sont traitées avec des substances ou organismes biologiques.
Les intérêts sont multiples : simplifier le travail et améliorer le confort
de l'agriculteur; optimiser le positionnement du traitement et son efficacité;
diminuer le coût économique et l'impact sur l'environnement des traitements. Ces produits de protection des semences sont soumis à un système d'autorisation rigoureux. Se référer à la réglementation en vigueur.
L'éleveur demande au semencier de lui fournir un fourrage (épis de maïs et
plante entière broyés) qui soit bien valorisé par son troupeau. Le fourrage
de maïs doit être à la fois énergétique et bien ingéré. En d'autres termes
et en simplifiant légèrement :
V alimentaire = V énergétique X Quantité
ingérée
Le fourrage doit à la fois être énergétique et suffisamment ingéré. Prenons l'exemple d'un agriculteur ayant choisi de cultiver un hybride dont la valeur énergétique semble très forte au vu des expérimentations officielles. Au cours de la culture cette variété s'avère être très sensible au charbon commun. Certes l'agriculteur va récolter un fourrage dont le potentiel énergétique est important mais ses vaches n'en ingèreront pas beaucoup du fait de la présence des spores de charbon. La valeur alimentaire est bien une notion complexe qui ne se limite pas à la valeur énergétique.
Cette valeur s'exprime en Unité Fourragère pour la production de Lait (UFL) ou de Viande (UFV). L'Unité Fourragère se mesure dans l'animal ce qui est impossible à mettre en uvre à grande échelle pour des questions de coût et de faisabilité.
D'où la nécessité de mettre au point une méthode de laboratoire peu onéreuse
et facile à mettre en uvre. Historiquement, on
a trouvé une relation entre l'UFL mesurée sur des moutons et des analyses
chimiques sur un échantillon du même fourrage : la matière azotée totale (MAT)
et la digestibilité en laboratoire (solubilité d'un échantillon de fourrage
attaqué par un cocktail d'enzymes, méthode Aufrère). ATTENTION, ne pas confondre
la digestibilité enzymatique que nous venons d'évoquer et la digestibilité
de la matière organique (dMO).
Le modèle a été validé sur des populations d'ovins puis, dans un deuxième
temps, sur des populations de bovins.
Aujourd'hui, pour diminuer les coûts, on ne réalise
plus de mesures directes de la matière azotée totale et de la digestibilité
enzymatique du fourrage. Ces deux paramètres sont déterminés par spectroscopie
dans le proche infra rouge.
Ce critère permet de distinguer les hybrides de maïs les moins énergétiques
des autres, à caractéristiques agronomiques égales ou proches.
La verse a de nombreuses origines et peut apparaître à plusieurs stades du
cycle de développement de la plante.
La verse en végétation est liée à une défiscience du
système racinaire (d'origine génétique ou pédo-climatique). La tige reste
intacte la plante s'incline de 20°/30° par rapport à la verticale jusqu'à
l'allongement complet au sol dans les cas extrèmes.
La verse parasitaire correspond à une destruction de
la tige sous l'effet d'un champignon (fusarioses) ou d'insectes (pyrale, sésamie).
La verse physiologique est une casse de la tige sous
l'épi avant la matûrité de la plante.
Le cumul de ces différents types de verse permet de calculer la verse récolte,
mesurée comme son nom lindique avant la récolte.